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Le mot du prof

Le mot du prof :

 

A tous ceux qui souhaiteraient s’initier à la pratique de l’aïkido dans notre dojo, et à tous les pratiquants confirmés ou non, qui, de passage dans notre belle ville touristique de Sanary, souhaiteraient venir partager un entrainement avec nous, je dis : Soyez les bienvenus, quelque soit votre niveau votre âge, ou le style aïkido que vous pratiquez.

La plupart des gens, pour débuter,  choisissent un dojo au hasard, le plus près de chez eux, sans se poser de questions sur le nombre de dan, la notoriété, sur le style ou sur la philosophie véhiculée par l’enseignant. Ils y restent s’ils s’y sentent bien et si la pratique leur procure suffisamment de plaisir. Ceci est tout à fait compréhensible car il y a d’autres préoccupations et d’autres contraintes dans la vie moderne que la pratique quotidienne d’une discipline martiale.

Je profite néanmoins de cette fenêtre sur notre dojo que constitue ce site internet, pour permettre aux futurs membres de notre club de découvrir l’esprit qui anime son enseignant. Chacun d'entre nous a une compréhension propre de notre art qui génère des motivations et des buts diverses. Voici ceux que j’ai fait miens à la lueur de ma propre interprétation de l’œuvre du Fondateur et des propos de Tamura Sensei.

Notre véritable ennemi réside au fond de nous, la peur, la crainte, le doute. Cet ennemi nous aliène, et la pratique quotidienne de l’aïkido, permet la création d’un centre fort permettant d’affronter cet ennemi sans violence, et lentement mais surement, le chasse par un nettoyage intérieur que les japonais nomment Misogi (purification). L’aïkido n’est pas un art martial de plus, permettant à ses adeptes de devenir invulnérables grâce à la connaissance d’une multitude de techniques plus ou moins secrètes et difficiles à réaliser. Il ne sert ni à briller en écrasant le plus faible dans une compétition sans merci, ni à enrichir de prétendus experts qui feront payer des stages de plus en plus cher, alors que le travail quotidien et gratuit des bases de la discipline est la meilleure source de progrès.

L’aïkido est le cadeau précieux d’un homme de bien qui a compris, comme peu d’élus l’ont compris avant lui, qu’il n’y avait aucun espoir dans l’utilisation de la violence et de la destruction, et que la seule personne que l’ont pouvait efficacement aider et transformer était soi-même. Il nous a offert un budo, (voie qui peut arrêter la lance) pour que celui qui le veut vraiment puisse travailler à sa propre transformation et ainsi retrouver la véritable liberté. La porte de notre dojo est sincèrement ouverte à tous ceux qui partagent cet objectif avec la même sincérité. 


Didier Degonon